2013/03/24

Hors-série n°12 : "Rameaux en mains, formez vos cortèges jusqu'auprès de l'autel"

La référence du titre est Ps 118, 27 (Psaume 118, verset 27)

En ce dimanche des Rameaux, les palmes que nous tenons à la main sont le signe que nous accueillons Jésus en nos coeurs.
En effet, en montant vers le Temple de Jérusalem, c'est en nous qu'il avance, car le Temple, c'est nous. Nous sommes le Temple de l'Esprit (1Co 16). Et nous sommes membres du Corps du Christ, qui est le vrai Temple.

Mais cette palme est aussi le signe des martyrs (témoin en grec), c'est-à-dire de ceux qui témoignent du Christ et parfois jusqu'au bout, jusqu'à la mort.
Et en entrant à Jérusalem, c'est ce que va vivre Jésus, qui va témoigner jusqu'au don de sa vie.
En tenant nos palmes à la main, nous sommes invités à être des témoins à la suite du Christ et de tous ceux qui l'ont suivi.

Tous ensemble, rameaux en mains, formons donc un cortège de témoins, afin que dans un seul Esprit, nous adorions Dieu dans la vérité de l'Amour et que nous laissions la grâce de Dieu rayonner à travers nous.

Hosanna au plus haut des cieux ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

2013/03/19

Hors-série n°11 : Le cerf altéré et l'arbre près du ruisseau

Avançant en silence dans l'immense étendue d'une bienfaisante solitude, il se recueille, celui qui cherche son Dieu.
Perdu dans l'immensité de ce qui l'entoure, il ferme les yeux pour sentir la présence de son amour. 
Je ne suis qu'un bric-à-brac, de bric et de broc, et je n'ai que les couleurs de mes breloques pour apaiser les douleurs de ma carcasse. 
Je ne suis qu'un pauvre épouvantail dont le sourire amuse ou révulse. Tout tordu, mal vêtu, j'avance têtu dans un surplace burlesque, entravé par mon bâton de marche qui m'attache de la tête au talon. 
Mon Dieu m'y arrache et j'avance à tâtons sur l'unique voie, guidé par la seule voix de celui qui me connaît, que je ne reconnais. 
Je me détourne et veut habiter loin de ta maison Seigneur, en équilibre sur des pilotis, mais en déséquilibre sur un piloris. 
Je me retourne et s'élève jusqu'à moi un suave parfum qui m'enchante d'une douce nostalgie. Ô mon Dieu, encore une fois tu sauves le pantin qui déchante d'une dure léthargie. 
Enfin je reviens, pour t'offrir la fleur de ma vie, dont les pâles reflets s'éteignent si vite. 
Mon âme retrouve le repos, et monte vers toi comme l'encens, portée par le creux de mes mains, tendant les derniers soubresauts de ma vie à celles qui viendront la butiner.
Le nectar de ta Parole sera pour mon prochain avec ce que tu auras fait de moi. Et la fleur, à nouveau, germera...