2013/06/02

HKH n°20 : Hong Kong by light

Il y a fort longtemps fut une période durant laquelle ce blog méritait encore sa qualité d'hebdomadaire.
Mais les jours, puis les semaines et enfin les mois ont passé.
Il a fallu une période de forte activité pour perdre le rythme et ne plus retrouver ni les idées, ni le goût d'écrire.
Alors je vous ai faits languir mais je reviens vers vous pour essayer, durant les deux mois qu'il me reste, de vous transmettre quelques derniers articles avant mon retour en France.

2013/04/29

Hors-série n°13 : Même actualité hier et aujourd'hui

France, jadis on te soulait nommer,
En tous pays, le trésor de noblesse,
Car un chacun pouvait en toi trouver
Bonté, honneur, loyauté, gentillesse,
Clergie [culture], sens, courtoisie, prouesse.
Tous étrangers aimaient te suir [suivre].
Et maintenant vois, dont j'ai déplaisance,
Qu'il te convient maint grief mal soustenir,
Très chrétien, franc royaume de France.

Sais-tu d'où vient ton mal, à vrai parler ?
Connais-tu point pourquoi es en tristesse ?
Conter le veux, pour vers toi m'acquitter,
Ecoute-moi et tu feras sagesse.
Ton grand orgueil, glotonnie [gloutonnerie], paresse,
Convoitise, sans justice tenir,
Et luxure, dont as eu abondance,
Ont pourchacié vers Dieu [ont obtenu de Dieu] de te punir,
Très chrétien, franc royaume de France.

Ne te veuille pourtant désespérer,
Car Dieu est plein de merci, à largesse.
Va-t'en vers lui sa grâce demander,
Car il t'a fait, déjà piéça [depuis longtemps], promesse
(Mais que [Pourvu que] fasses ton avocat Humblesse)
Que très joyeux sera de te guérir ;
Entièrement mets en lui ta fiance,
Pour toi et tous, voulut en croix mourir,
Très chrétien, franc royaume de France...

Et je, Charles, duc d'Orléans, rimer
Voulus ces vers au temps de ma jeunesse ;
Devant chacun les veux bien avouer,
Car prisonnier les fis, je le confesse ;
Priant à Dieu, qu'avant qu'aie vieillesse,
Le temps de paix partout puisse avenir,
Comme de coeur j'en ai la désirance,
Et que voie tous tes mots brief finir,
Très chrétien, franc royaume de France !

Charles d'Orléans (1394 – 1465), dans Anthologie de la poésie française, de Georges Pompidou

2013/03/24

Hors-série n°12 : "Rameaux en mains, formez vos cortèges jusqu'auprès de l'autel"

La référence du titre est Ps 118, 27 (Psaume 118, verset 27)

En ce dimanche des Rameaux, les palmes que nous tenons à la main sont le signe que nous accueillons Jésus en nos coeurs.
En effet, en montant vers le Temple de Jérusalem, c'est en nous qu'il avance, car le Temple, c'est nous. Nous sommes le Temple de l'Esprit (1Co 16). Et nous sommes membres du Corps du Christ, qui est le vrai Temple.

Mais cette palme est aussi le signe des martyrs (témoin en grec), c'est-à-dire de ceux qui témoignent du Christ et parfois jusqu'au bout, jusqu'à la mort.
Et en entrant à Jérusalem, c'est ce que va vivre Jésus, qui va témoigner jusqu'au don de sa vie.
En tenant nos palmes à la main, nous sommes invités à être des témoins à la suite du Christ et de tous ceux qui l'ont suivi.

Tous ensemble, rameaux en mains, formons donc un cortège de témoins, afin que dans un seul Esprit, nous adorions Dieu dans la vérité de l'Amour et que nous laissions la grâce de Dieu rayonner à travers nous.

Hosanna au plus haut des cieux ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !